Depuis quelque temps, l’Asie n’est plus une tache blanche sur la carte du tennis. En 2006, Bâle a fait la connaissance du Thaïlandais Paradorn Srichaphan. Le Thai-breaker n’a alors pu être stoppé qu’en demi-finale par Federer. Maintenant, c’est un Japonais qui disputera pour la première fois une finale aux Swiss Indoors. Kei Nishikori (ATP 31) a eu besoin d’une Wild Card pour participer au tournoi, du fait que lors des sélections, il ne figurait pas encore dans le Top 50. Ce jeune pro de 21 ans a du potentiel et à Bâle, les observateurs l’ont reconnu à l’unanimité: l’homme vivant en Floride et formé par l’agence US IMG a le Top Ten en ligne de mire. En demi-finale, Nishikori a gagné à l’usure contre une superstar Djokovic diminuée physiquement. Sur quatre parties à Bâle, il a gagné trois fois en trois sets, ceci, deux fois contre des adversaires du Top Ten.
Ce nouveau Samouraï confirme le fait que la densité de performance est extrêmement forte dans le tennis masculin. Entre le 1er et le 100ème rang les professionnels se côtoient à fleur de peau. Souvent, c’est la tête, l’expérience ou le sang-froid qui font la différence. Le nouveau Tennis-Sushi semble disposer amplement de ces qualités. A domicile il va conquérir un gigantesque marché, autant sur le plan sportif qu’en matière de marketing. Le Président de Bâle, Roger Brennwald, tient à ce que ce jeune Wilden revienne en 2012 dans la palette principale.






